Le marché locatif français retient son souffle. Un projet de loi voté au Sénat le 8 juillet 2026 promet de changer la donne pour des centaines de milliers de propriétaires. Les logements classés G, jusqu'ici menacés d'interdiction de location, pourraient retrouver le droit d'accueillir des locataires. La réforme du DPE 2027 pourrait résoudre un certain nombre de problèmes pour l'offre locative

Cette réforme du diagnostic de performance énergétique corrige un calendrier jugé trop strict. Elle ouvre aussi de nouvelles pistes pour rénover son bien et améliorer son confort. Décryptage d'une évolution qui concerne autant les propriétaires que les futurs locataires en quête d'un logement chaleureux et bien isolé.

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Une réforme pensée pour désengorger le marché locatif


Depuis plusieurs années, le calendrier du DPE inquiète les propriétaires bailleurs. La loi Climat prévoyait un retrait progressif des logements énergivores du marché locatif. Près de 700 000 passoires thermiques, classées F ou G, risquaient donc de disparaître de l'offre. Face à cette pénurie annoncée, les sénateurs ont voté un texte de relance de l'investissement locatif.

L'Assemblée nationale doit l'examiner à l'automne 2026, pour une application prévue fin 2026 ou début 2027. L'objectif affiché consiste à desserrer l'étau réglementaire sans renoncer à la rénovation énergétique. Les propriétaires gardent une obligation de travaux, mais avec plus de souplesse et des délais réalistes.

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Les logements G de nouveau autorisés à la location


À partir de 2027, un logement classé G pourra continuer d'être loué dans plusieurs cas précis. La loi prévoit une exception lorsque les travaux s'avèrent impossibles ou interdits par les règles d'urbanisme. Elle s'applique aussi en cas de blocage en assemblée générale de copropriété. Un coût de travaux jugé disproportionné, au-delà de la moitié de la valeur du bien, ouvre également droit à une dérogation.

Les propriétaires déjà engagés dans un chantier bénéficient d'un délai supplémentaire. Il s'étend sur cinq ans pour les copropriétés et sur trois ans pour les maisons individuelles. Le texte allège aussi les sanctions financières. La baisse automatique de loyer disparaît pour les situations d'exception, et la réduction maximale se limite désormais à 25€ par mois. Cette approche plus souple redonne de l'air à un parc locatif sous tension, tout en gardant le cap vers des logements mieux isolés.

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Le dispositif Jeanbrun s'ouvre à davantage de propriétaires


La réforme touche également la défiscalisation immobilière, via le dispositif Jeanbrun. Ce mécanisme s'étend désormais aux maisons anciennes, alors qu'il ciblait surtout les appartements. Les propriétaires peuvent aussi louer leur bien à un ascendant ou un descendant, ce qui élargit le cercle des locataires éligibles. Autre changement notable, le seuil minimum de 30 % de travaux disparaît du texte.

Les critères de performance énergétique s'assouplissent également. Un logement doit désormais viser la classe D après travaux, ou la classe E s'il partait d'un DPE G. Cette évolution facilite l'accès au dispositif pour des propriétaires qui hésitaient face à des exigences jugées trop lourdes. Elle encourage aussi la rénovation de maisons de caractère, souvent délaissées par les investisseurs à cause de leur faible performance énergétique initiale.

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Un calcul du DPE plus favorable à l'électricité


Le DPE ne se limite pas à l'isolation. Il intègre un coefficient de conversion qui pénalise historiquement le chauffage électrique. Ce coefficient, fixé à 1,9 en 2026, doit descendre à 1,7 au 1er janvier 2027. Cette baisse valorise mécaniquement les logements chauffés à l'électricité, notamment ceux équipés d'une pompe à chaleur.

Un même logement peut ainsi gagner une lettre au classement, sans le moindre chantier. Les diagnostics réalisés en 2026 gardent leur validité après ce changement. Une attestation officielle, gratuite, permet toutefois de mettre à jour le document si le propriétaire le souhaite. Ce réajustement corrige un biais souvent critiqué par les professionnels du bâtiment, qui jugeaient la méthode de calcul défavorable aux solutions bas carbone.

Quels travaux entreprendre pour améliorer son DPE ?


Au-delà du texte de loi, la rénovation énergétique demeure le meilleur levier pour valoriser un bien. Six postes de travaux concentrent l'essentiel des gains possibles. L'isolation de la toiture arrive en tête, puisqu'elle limite jusqu'à 30 % des déperditions de chaleur. L'isolation des murs, par l'extérieur de préférence, complète efficacement ce premier chantier. Le remplacement des fenêtres réduit aussi les pertes, avec un rapport coût-bénéfice intéressant pour les budgets serrés.

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Changer une vieille chaudière pour un modèle à condensation permet parfois de gagner un niveau au classement. L'installation d'une pompe à chaleur air-eau constitue l'option la plus soutenue financièrement en 2026, avec des aides qui atteignent 10.800€ pour les ménages modestes. Les brise-soleil et volets extérieurs valorisent enfin le confort d'été, un critère de plus en plus pris en compte dans le nouveau DPE. Ces travaux transforment aussi l'ambiance d'un intérieur, avec plus de lumière naturelle et moins de bruit venu de l'extérieur.

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La climatisation et le confort d'été facilités en copropriété


Le texte s'attaque aussi à un frein souvent pointé du doigt, la lourdeur des votes en assemblée générale. Installer une climatisation, un système de rafraîchissement ou des protections solaires extérieures modifie l'aspect d'un immeuble. Jusqu'ici, ces travaux exigeaient une majorité difficile à réunir. La réforme prévoit une majorité allégée pour ce type de décision.

Les copropriétés pourront ainsi équiper plus facilement leurs façades de brise-soleil ou de volets performants. Cette mesure répond à des étés de plus en plus chauds, où le confort thermique devient un critère de choix pour les locataires. Elle s'inscrit dans une vision plus large du DPE, qui valorise désormais autant la fraîcheur en été que la chaleur en hiver.

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Quelles aides pour financer ces travaux ?


Le coût des travaux freine souvent les propriétaires les plus motivés. Plusieurs dispositifs permettent pourtant d'alléger la facture. MaPrimeRénov' évolue en 2026, avec un recentrage progressif sur le parcours de rénovation globale plutôt que sur les gestes isolés. L'isolation des combles ou des murs sort peu à peu du soutien par geste, sauf dans le cadre d'un projet complet associant plusieurs travaux.

La pompe à chaleur air-eau demeure en revanche largement soutenue, avec un cumul d'aides qui peut atteindre 10.800€ pour les foyers aux revenus modestes. Les certificats d'économie d'énergie, l'éco-prêt à taux zéro et la TVA à 5,5 % complètent ce panorama. Un propriétaire a donc intérêt à comparer les dispositifs avant de lancer son chantier, pour choisir la formule la plus avantageuse selon la nature et l'ampleur des travaux envisagés.

Quel impact sur la valeur et le confort du logement ?


Un meilleur DPE ne se limite pas à une lettre sur un diagnostic. Il transforme aussi la manière d'habiter un logement au quotidien. Une maison bien isolée garde la fraîcheur en été et la chaleur en hiver de façon réellement économique. Les fenêtres neuves isolent naturellement du froid et du chaud et atténuent les bruits extérieurs.

Ces travaux influencent aussi la valeur du bien sur le marché. Un logement classé D ou E se vend souvent plus vite qu'une passoire thermique, et attire des acheteurs prêts à payer davantage pour éviter des travaux futurs. Les professionnels du secteur le confirment, ils ont de plus en plus de demandes pour des logements déjà équipés d'une climatisation. Rénover son DPE revient donc à conjuguer performance énergétique, confort de vie et augmentation de la valeur de son patrimoine.

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Ce que cette réforme change concrètement


Pour les propriétaires, cette réforme éloigne la menace d'un bien invendable ou impossible à louer. Elle offre du temps pour planifier des travaux, plutôt que de subir une interdiction brutale. Pour les locataires, elle maintient une offre de logements suffisante, dans un marché très tendu.

Qu'il s'agisse d'Isolation, de chauffage, de fenêtres ou de protections solaires, chaque chantier participe à créer un intérieur plus confortable et plus adapté à notre vie moderne. La rénovation énergétique cesse ainsi d'être une contrainte administrative pour devenir un vrai projet de d'amélioration d'un logement.